Vendredi 15 décembre 2006

 

Session de Grand Coude


I. L’autonomie énergétique des villages ruraux


1. Energie recyclable : le tournesol contre la canne à sucre ?

La présentation par les élèves du lycée Pierre Poivre à Saint-Joseph de leur travail d’étude sur le recyclage des huiles végétales démontre deux points positifs :

-  que des jeunes soient impliqués dans ce genre de travail tout au long de leur année scolaire ;
-  que des agriculteurs réunionnais posent la question : « Et la canne à sucre ? Et la production d’éthanol ? »

Canne à sucre contre tournesol ? Qui va gagner à la Réunion, sachant que la production d’éthanol nécessite une implantation plus importante alors que le recyclage des huiles végétales prend très peu d’espace ?

L’important n’est pas de mettre en avant telle ou telle énergie renouvelable mais bel et bien de montrer leur diversité.
Comme le soutient un intervenant : « Si on peut déjà au niveau individuel gagner un petit bout de respect de l’environnement et prendre conscience de l’importance des différents recyclages, c’est que l’on est sur le droit chemin. »

2. Energie renouvelable : éolienne, Energie solaire photovoltaïque et défiscalisation, peu accessibles aux familles moyennes.

Toutes ces énergies ne sont pas très originales mais elles démontrent que la France et la Réunion sont en retard. Ce sont les citoyens qui doivent appeler au développement durable.

Le problème par exemple des panneaux solaires photovoltaïques, c’est le coût. Comment demander à des personnes qui sont déjà dans une condition de vie très moyenne de financer des projets de 4000 à 8000 euros ?

D’autant plus que la vente d’électricité produite en surplus, doit être consommée immédiatement et ne peut être stockée.

Est-ce à la Commune de prendre en charge la pause de ces panneaux ? A l’Etat ? Pourquoi ne pas faire bénéficier la défiscalisation aux Réunionnais aussi ?


II. Les énergies d’origine agricole


1. L’exploitation agricole est une véritable ressource en énergie.
Les agriculteurs doivent penser que cette énergie peut un jour ou l’autre se monnayer.
La bioénergie (biomasse, bioéthanol, biodiesel, biogaz) n’est pas rentable à l’échelle d’un exploitant mais en revanche, les agriculteurs peuvent se regrouper.

2. L’exemple de l’utilisation de la litière des poulets, INCIVOL 974, , projet initié par les producteurs de volailles de la Réunion : valorisation des litières de volailles par incinération dans les centrales thermiques bagasse/charbon à la Réunion.

Tous les producteurs cherchent le meilleur moyen pour faire face à la concurrence des produits surgelés qui viennent de l’extérieur et qui coûtent beaucoup moins cher. Il faut que les producteurs arrivent à produire moins cher tout en gardant un produit de qualité. La compétitivité doit se faire avec la qualité du produit. Ce n’est pas un problème de masse mais de fabrication. La seule chance qu’ont les éleveurs de volailles est d’offrir un produit de qualité.

Le problème est en fait social et économique : les producteurs savent produire de la qualité mais ils ne peuvent pas faire n’importe quoi. Ce ne sont plus les goûts qui guident le consommateur à faire tel ou tel choix, c’est son budget mensuel disponible pour les courses.


Voir le compte rendu du jeudi 14 décembre 2006
Voir le compte rendu du samedi 16 décembre 2006

En bref

5ème édition de l’UROI

Rendez-vous à Saint-Joseph les 10, 11 et 12 décembre 2014 pour la 5ème édition de l’Université Rurale de l’Océan Indien à Saint-Joseph.

13 octobre 2014