Jeudi 14 décembre 2006 -1ère journée de l’UROI 2006

 


Cérémonie d’ouverture :
« Evitons la parlotte, plongeons dans le concret !


C’est devant un auditorium de l’Ecole de Musique et de Danse plein que la Conseillère régionale et Conseillère municipale de la mairie de Saint-Joseph, Blanche-Reine Javelle, a ouvert la 2ème Université Rurale de l’Océan Indien.
La conseillère a souligné l’importance que la Ville de Saint-Joseph soit la capitale du Sud Sauvage, un Sud Sauvage qui assume pleinement sa ruralité.

Le second point fort est l’allocution du Président de l’Association Pour les Universités Rurales Européennes (APURE), Camilo Mortagua. Plus qu’un simple discours, le président d’origine portugaise a lancé un message d’espoir de paix. « Dans notre planète, il n’y a qu’une seule race, la race humaine. Je pense que la Réunion et Saint-Joseph doivent être très fiers. Pendant que certaines personnes dans le monde souffrent d’affrontements interculturels et cherchent des moyens d’apaisement, ici on prouve que les gens sont capables de faire l’histoire ensemble et de vivre en communauté. »
Le président de l’APURE a mis en avant les travaux effectués par les différentes universités rurales soulignant l’importance des échanges pour « nous rendre plus capables et plus intelligents. Je souhaite que pendant nos travaux, nous soyons capables de valoriser des valeurs et des principes comme la liberté et la convivialité. On doit valoriser notre cohésion sociale qui est un fondement pour la paix. »

Le troisième temps fort de cette cérémonie d’ouverture est l’allocution du Maire de Saint-Joseph, Patrick Lebreton. Le premier magistrat de la capitale du Sud Sauvage a mis en avant la notion de « déménagement durable ». Il a souligné l’importance que cette 2ème édition de l’Université Rurale de l’Océan Indien ne devait pas être élitiste. « Evitons la parlotte ! Plongeons-nous dans le concret ! ».
La prise de conscience des lacunes écologiques, sociales et économiques permet à la Ville de Saint-Joseph « de s’inscrire dans le cadre du développement durable. Je suis très fier d’être le maire de la première ville à la Réunion à signer une convention de partenariat qui s’inscrit au programme du projet de l’Agenda 21 de Saint-Joseph ».

Cette convention a été signée par Patrick Lebreton, maire de Saint-Joseph et Eric Magamootoo, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie. Cette convention donnera naissance à un rapport de diagnostic de la commune sur ses points forts et ses points faibles en matière de développement durable. Ce rapport sera présenté aux habitants de la commune afin d’améliorer la ville et afin qu’elle reste sur le chemin du développement durable.


Visite des chantiers de l’UROI 2004 : 2 ans après, quels constats ?


1. Réhabilitation de patrimoine à Manapany

CASES : consolider et Animer un Secteur Economique Sensible. Voilà l’action menée par les membres de l’association CASES sur le site du Four à Chaux à Manapany.

Grâce à la contribution de l’ancien maire, Guy Hoarau qui a donné sa maison à la mairie, les stagiaires de CASES ont réussi à la remettre sur pied selon les traditions créoles.
L’objectif de CASES est :

-  d’une part de valoriser le redéploiement économique de savoir-faire traditionnels relevant du patrimoine professionnel ;
-  D’autre part de valoriser les territoires à partir de ces savoir-faire traditionnels pour sauvegarder les emplois.

Le site de Manapany est l’endroit idéal pour respecter ces objectifs :

-  des éléments de patrimoine bâti lié à la mer comme le débarcadère qui servait au 19ème siècle ou le four à chaux dans le jardin ;
-  un patrimoine de nature exceptionnelle avec des plantes endémiques comme le « pinpin » ou le lézard vert que l’on ne trouve qu’à la Réunion : le gecko.
-  des éléments bâtis à réhabiliter. Une case en moellons, couverture en vétiver, case en bois à construire dans le jardin.

Le site qui a pour vocation d’accueillir des artistes sera opérationnel en août 2007.

Le site de Manapany, remis en place grâce aux stagiaires de l’association EQUAL, repose aussi sur une stratégie permettant à des personnes qui n’ont pas forcément eu de chance dans la vie, de suivre une formation et d’être impliquées dans un projet concret.


2. L’Unité de transformation des plantes à Langevin

Le projet date de 2004. Le terrain a été acheté par la Commune la même année. C’est un site de tradition industrielle le long de la rivière Langevin.
Avant, il y avait l’usine sucrière de Kerveguen. Des vestiges de l’usine sont encore visibles. Depuis les années 1990, ce site est laissé à l’abandon. Pourtant les 14 hectares ne sont pas dénués d’intérêt, notamment parce qu’ils se situent à proximité de la rivière.

Le projet est l’exemple même des engagements tenus lors de la précédente Université Rurale en 2004. Si aucune pierre n’est pour le moment posée, il n’en demeure pas moins que les plans et tous les détails se rapportant à la conception de ce laboratoire ont été étudiés avec minutie.

Sébastien Sauvaget, maître d’ouvrage : « C’est un montage particulier car le site est classé. On doit absolument le respecter et ne pas le dénaturer. »

Michel Reynaud, architecte : « L’une des problématiques est que le site est protégé. On ne peut pas faire n’importe quoi. Il ne fallait pas le dénaturer. Il faut faire attention à bien protéger la berge. L’important dans un site comme celui-là, c’est de bien séparer le site industriel du site administratif. Mais il y a aussi un laboratoire d’analyses, plus un atelier de réparation, une salle d’archives, une bibliothèque. Concernant l’eau, un cycle de récupération est prévu à l’intérieur du bâtiment. En gros, il s’agit de l’assainissement d’une maison individuelle. Il n’y a pas beaucoup d’ouvrage en béton. Le toit est en tôle et les broyeurs sont isolés du bruit. »

Ce projet va donc permettre la production de plantes pour les laboratoires pharmaceutiques soit pour des médicaments, soit pour la phytothérapie.


3. Le laboratoire Agro-alimentaire ZAC des Grègues

Installations :
4 laboratoires pour le stockage
1 sanitaire
1 bureau
1 salle de réunion

Les travaux sont en cours et devraient prendre fin en février.

Ce n’est qu’en 2000 que le laboratoire d’analyse s’installe dans le Sud où il y a une forte demande et de gros besoins, notamment en matière d’analyse chimique et agro-alimentaire. Le laboratoire bénéficie des fonds de la Région et de l’Europe.


Voir le compte rendu du vendredi 15 décembre 2006
Voir le compte rendu du samedi 16 décembre 2006

En bref

5ème édition de l’UROI

Rendez-vous à Saint-Joseph les 10, 11 et 12 décembre 2014 pour la 5ème édition de l’Université Rurale de l’Océan Indien à Saint-Joseph.

13 octobre 2014